Roman·Science-Fiction

LE MIROIR DE CASSANDRE ~ Bernard Werber

Ma note

1 / 5

Résumé

Et vous, que feriez-vous si vous pouviez voir le futur et que personne ne vous croie ?

Mon Avis

Que dire, que dire…

Je me souviens avoir acheté Le miroir de Cassandre lors d’une rencontre avec l’auteur, il fait donc parti des rares ouvrages que je possède ayant été dédicacés. J’ai mis du temps à le lire, étant donné les -presque- 800 pages du livres et les thèmes abordés, je voulais m’y plonger tranquillement, pour en profiter un maximum…

Si je suis honnête, j’ai aimé les 450 premières pages, puis je me suis dis « Je suis à la moitié du livre, il serait temps que l’intrigue avance… » et les 200 dernières pages ont été compliquées pour ne pas dire laborieuses.

L’héroïne, Cassandre, ne se souvient plus de son enfance, son premier souvenir est celui de la mort de ses parents dans un attentat en Égypte alors qu’elle avait 13 ans. L’histoire prends place quand, à 17 ans, elle fugue de son école avec pour seules affaires ce qu’elle porte sur le dos et une mystérieuse montre offerte par « on ne sait qui » indiquant sa « probabilité de mourir dans les 5 secondes ».

Elle se réfugie dans une décharge parisienne et nous rencontrons les autres personnages principaux, quatre clochards un poil stéréotypés mais sympathiques : Kim, un jeune coréen de 17 ans, particulièrement doué en informatique. Esméralda, une ancienne actrice de films osés, un poil jalouse et acariâtre. Orlando, un ancien militaire, violent et grossier. Fetnat, un « guérisseur » raciste et misanthrope.

Une belle brochette qui, du jour au lendemain, va s’improviser sauveuse de l’humanité lorsqu’en pleine nuit, Cassandre se réveille en transe après avoir « vu » un futur attentat à la bombe dans le métro parisien.

Difficile à résumer tant il y a de détails.

Les héros, des clochards, sont particulièrement vulgaires. J’ai vu que ça avait choqué bon nombres de lecteurs, pour ma part j’ai au contraire apprécié que l’auteur ne change pas cet aspect de leur personnalité. J’accepte tout tant que ça reste dans les dialogues et c’était le cas. Les descriptions sont assez poussées pour que j’imagine la décharge et Dieu merci je n’avais pas l’odeur, seulement des mots !

Le Temps avec un grand « t » est à l’honneur dans ce livre, c’est certain. Cassandre dans ses rêves voit le passé autant que le futur. Et par passé je ne vous parle pas de son repas de la veille, elle parvient à se projeter jusqu’aux dinosaures… mais n’a pas de souvenirs de son enfance… Troublant donc. Malgré tout le sujet principal du roman reste sa vision du futur… et c’est exactement ce qui m’a agacé.

En fait j’avais envie de rebaptiser Cassandre : Greta tant la moitié du livre regarde les hommes de haut. Oui la Terre se réchauffe. Oui les guerres font des morts. Oui les gens ne sont pas tous « gentils ». Oui nous sommes des milliards sur Terre. BREF ! Cassandre enfonce des portes ouvertes a le savoir absolu et elle seule est assez intelligente et débrouillarde pour sauver le monde d’un futur apocalyptique. Son futur idéal est révélé à un moment et si vous voulez mon avis il me fait particulièrement peur tant il est aseptisé.

Cassandre cherche donc à retrouver la mémoire… entre deux attentats. Le but de l’héroïne est de comprendre pourquoi elle ne se souvient pas de sa famille, pourquoi elle peut voir le futur et qui lui a offert cette étrange montre ? Et si son passé est flou, elle veut assurer à l’humanité un futur où il fait bon vivre, loin de la pollution et de l’égoïsme. Nous avons donc une double intrigue. D’un côté la recherche du passé de Cassandre et de l’autre la volonté de changer le présent pour assurer un futur parfait.

Le final du livre ne m’a pas DU TOUT convaincu. Lire presque 800 pages pour avoir toutes les informations larguées dans un dialogue lors des 15-20 dernières pages… Arf ! Ça fait mal. C’est probablement ce qui m’a le plus dérangé. J’aurai pu passer outre la personnalité de Cassandre, mais un final pareil… c’est décevant.

J’ai découvert par la suite que l’Arbre des possibles, dont il est tant question dans Le Miroir de Cassandre, renvoie à un autre livre de l’auteur. Du coup ce que je voyais comme un détail redondant et agaçant devient une auto-publicité encore plus ennuyeuse.

Dans l’ensemble j’ai été déçue. Cassandre m’a rapidement agacée.. vraiment, je voyais Greta qui donne des leçons à tout le monde à tout bout de champ. L’idée d’un groupe d’individus qui fait capoter des attentats m’a plu mais ça s’arrête là. L’explication du passé de Cassandre ne m’a pas convaincu et ses tentatives pour assurer un futur fabuleux à l’humanité m’ont fait lever les yeux au ciel à maintes reprises. Dommage.

Roman·Young Adult

FANDOM ~ Anna Day

Fandom

Ma note

0,5 / 5

Résumé

Imaginez que vous puissiez vous glisser dans la peau de votre héroïne préférée… Katniss par exemple ! Le rêve, non ?

Du moins, jusqu’à ce que vous vous rendiez compte que vous êtes incapable de tirer à l’arc ou de grimper aux arbres, et que vous n’avez pas le moindre instinct de survie. Mais pas de panique, vous pouvez toujours choisir de retourner à votre petite vie tranquille de fan, dans le monde réel.

Ce qui n’est malheureusement pas le cas de Violet, coincée dans son roman favoris…

Mon avis

Ce livre commence comme une mauvaise blague : « C’est une brune, une blonde et une rousse etc… »

Je remercie les éditions Pocket Jeunesse et Babelio pour la Masse Critique qui m’ont permis de lire ce livre. Le résumé avait tout pour me plaire. Une idée originale, une promesse d’héroïne « comme moi », Hunger Games prit en exemple… même sans aimer Katniss je me sentais tentée. Je me demande comment j’ai pu être aussi naïve, en ayant lu tant de livres, je devrai savoir repérer les fausses promesses.

Premier soucis, « La danse des pendus », roman dans lequel nos jeunes héros sont envoyés… est mauvais. L’histoire d’amour ne tient pas la route, la société ne tient pas la route, les personnages ne tiennent pas la route. A tel point que j’ai commencé ma lecture en pensant que je faisais face à une satire de roman pour jeunes adultes.

Dans un futur lointain, les humains tels que nous ne sont plus que des esclaves, imparfaits face aux individus génétiquement améliorés qui gouvernent le monde. Les IMPAs servent les INGAs. Une rebelle IMPA (Rose) drague et feint de tomber amoureuse d’un important INGA (Willow) pour lui soutirer des informations, elle en tombe alors réellement amoureuse à tel point qu’elle se fait pendre pour lui, le garçon dit deux trois mots au peuple INGA à propos de son amour pour cette IMPA et POUF, tout les INGAs veulent libérer les IMPAs parce que c’est pas cool l’esclavage… et le viol et la pauvreté et le meurtre etc… No spoil, c’est raconté par Violet dans le premier chapitre. Imaginez une rebelle juive tomber amoureuse du fils d’Hitler et se sacrifier avant que le fils d’Hitler ne clame son amour pour elle et crée une révolution… N’importe quoi. Juste n’importe quoi.

Peut-être que l’auteur a voulu montrer que la perfection est attiré par l’imperfection, qu’être parfait n’est pas une bénédiction, qu’au contraire, c’est ennuyant… mais là encore, c’est très mal avancé.

Deuxième soucis, la crédibilité de l’univers qui entoure « La Danse des pendus ». Ce roman est censé être un succès tel qu’il a été adapté en film ET comble de tout, il est représenté au Comic-Con de Londres à côté de, accrochez-vous, Star Wars et Game of Thrones… Je trouve ça un brin prétentieux pour une histoire aussi bancale et mal travaillée mais bon passons. Même au Comic-Con, là où le roman/film est censé avoir du succès… il n’en a pas ! C’est quand même incroyable. Les quatre héros vont rencontrer les acteurs de Willow et Rose lors d’une convention et il n’y a que 3 ou 4 filles devant eux dans la file d’attente… à croire que le livre lui même ne se prend pas au sérieux. Je veux bien que ce ne soit « que » Londres et non les USA mais il y a toujours plus de 4 personnes à ce genre de convention !

Troisième soucis, les personnages, sont clichés et vides à tel point que je ne me suis accrochée à personne, ce qui est carrément inédit pour moi. Violet, l’héroïne brune qui panique tout le temps et ne sait rien faire toute seule, Alice, la blonde qui est la vilaine de l’histoire (du point de vue de Violet) parce qu’elle est belle et bonne (si si c’est pas une blague), Katie, la rousse qui se fait enfermer dans un château et ne revient qu’à la fin du livre et Nate, le petit frère qui prend la situation au second degré et fait des blagues sur les romans YA… Une belle brochette que nous offre l’auteur. Pour ce qui est des personnages de « La Danse des pendus » je ne parlerais que de Rose, la rebelle IMPA qui lâche son peuple opprimé, tué, violé et j’en passe pour l’amour de Willow, le blond INGA parfait et séduisant qui n’est en réalité qu’un mollusque sans âme dont le seul intérêt est d’être le fils d’un haut placé INGA et d’Ash, le brun IMPA qui est fou amoureux de Rose parce que… bah il fallait bien un brun et un blond autour de l’héroïne.

Les histoires d’amours sont inintéressantes, insipides et ne m’ont pas du tout bouleversées. Violet ne sait plus où donner de la tête. Entre l’acteur de Willow, le Willow du roman original et le Willow qu’elle rencontre, elle a les ovaires qui explosent, ajoutez alors Ash qui est tout gentil et tout mignon et là… il y a un garçon dans chaque coin, ce n’est plus un triangle amoureux pour Violet mais une étoile. Sans parler de sa meilleure amie Alice qui est dingue de Willow aussi, puis étant blonde et bonn- belle, elle est forcément plus attirante que Violet. Le tout donne un beau boxon.

D’ailleurs, la relation entre Violet et Alice est super malsaine. Elles sont meilleures amies depuis l’enfance mais Violet ne trouve RIEN de positif à dire sur Alice. Alice est trop belle, trop gentille, elle attire les garçons, elle ose parler, elle écrit bien etc… un super cliché de Barbie intelligente qui fait que Violet est constamment en train se rabaisser. Elle souffre d’un gros complexe d’infériorité mais reste amie avec Alice parce que ça lui permet d’excuser sa médiocrité. Je trouve ça triste et risible. J’en avais de la peine pour Alice.

Un détail, Alice écrit des fanfictions. J’en ai écrit pendant bien 10 ans, de mes 12 ans jusqu’à avoir la vingtaine et commencer à créer mes univers et mes personnages… Qui peut se vanter d’écrire des fanfictions tellement bonnes qu’elles sont meilleures que le livre original ? Encore une fois, j’ai eu l’impression que le roman se flagellait lui même. Une fille de 16 ans écrit -presque- mieux et a de meilleures idées que l’auteur à succès de « La Danse des pendus » et je ne l’invente pas, c’est ce qui est implicitement souligné dans le livre. « Fandom » porte bien son nom, c’est une fanfiction.

L’explication finale du pourquoi ils se sont retrouvé dans le livre n’a AUCUN SENS. L’auteur nous offre une solution toute faite qu’elle n’explique pas. Sous couverts de termes scientifique mal employés, elle espère nous faire avaler une situation incroyable comme si tout était parfaitement normal. J’aurai aimé qu’elle fasse un choix, de la science même inventée mais assumée jusqu’au bout, ou du surnaturel pur et dur. Là on a un mélange sans queue ni tête.

Dernier point, ce livre a été publié, lu, relu et re relu… je ne tolère pas les fautes dans un livre publié. Là, j’en ai trouvé 5 ou 6. Le dernier en date étant un « ils s’en en vont » ou un problème de ce genre. Ma lecture n’était déjà pas un plaisir, mais ça n’a rien arrangé.

Pour conclure, ce fut une belle déception. L’idée du roman dans le roman est bonne mais il fallait choisir entre explication scientifique (inventée mais crédible) ou du surnaturel pur et dur. Les personnages sont inintéressants, l’univers est mal travaillé et dans l’ensemble je n’ai pas réussi à prendre ce livre au sérieux. J’ai lu une fanfiction avec plus de défauts que de qualités.