Manga·Seinen

DENJIN N, 01 ~ Kuraishi & Inabe

Ma note

4 / 5

Résumé

 » Les meurtres n’arrêteront pas avant que Misaki devienne la plus grande star mondiale ! »

Nasu, loser notoire vivant chez sa mère alcoolique, travaille comme véritable larbin dans une superette. Son seul plaisir dans la vie est d’encourager Misaki Kanzaki, petite idole d’un groupe sans grand succès, à travers son casque de réalité virtuelle. Mais à la suite d’un accident aussi tragique qu’extraordinaire, il se retrouve capable de « posséder » n’importe quel système électrique… « N » décide d’utiliser ce pouvoir afin d’éliminer tous ceux qui seront sur le chemin de Misaki ! La police fait alors appel à deux frères médiums pour traquer ce tueur en série omnipotent.

Mon avis

Mon petit esprit tordu n’a pas hésité une seule seconde après avoir lu le résumé, Denjin N était entre mes mains, prêt à passer en caisse !

La série est courte, seulement 4 tomes et de temps en temps ça fait du bien !

Nous suivons donc Nasu, un garçon qui aurait pu faire de grandes choses si le destin n’en avait pas décidé autrement. Son père est parti, sa mère a sombré dans l’alcool et il a arrêté l’école pour ramener de l’argent à la maison… Et… c’est fou mais contre toute attente je ne parviens pas à l’apprécier ni même à le plaindre. Il est vraiment décrit comme un « raté » et même en sachant qu’il n’y peut rien, je n’ai pas réussi à m’accrocher à lui. Enfin, ce n’est pas bien grave puisqu’il « décède » assez vite (je me rends compte de l’horreur de ce que j’écris en l’écrivant, oui oui) pour devenir cet être omnipotent qui va poser problème.

De son vivant, Nasu vouait un culte sans borne à Misaki Kanzaki, une jeune idole, voila pourquoi il va user de ses nouvelles facultés pour l’aider à devenir la N°1 mondial. Autant dire qu’il n’y va pas de mains mortes (la blague c’est qu’il est mort) ! La police et Misaki elle même vont rapidement se rendre compte que quelque chose cloche. Les morts accidentelles toutes plus gore les unes que les autres s’enchaînent sur la route de Misaki et Dieu que j’ai de la peine pour elle, je ne veux même pas imaginer l’horreur que ce doit être de vivre ce qu’elle vie…

Pour le moment j’ai un bon coup de cœur pour l’inspecteur Azuma. Ne me demandez pas pourquoi, je n’en ai pas la moindre idée moi même… Je commence à m’accrocher aux personnages de plus de 40 ans ça y est je suis une vieille dame !

Les frères médiums me font visuellement beaucoup penser à Near dans Death Note (personnage au doux pseudonyme de N, ce qui me fait d’autant plus sourire). Dans leur gestuelle et leur regard il y a ce petit air familier. Je ne les ai pas assez vu pour le moment mais ils ne me déplaisent pas. Leur passé me plaît du peu qu’on en sait et j’ai envie de voir de quoi ils sont capable… parce qu’ils vont quand même se battre contre une « entité » qui contrôle l’électricité… à notre époque… je ne vois pas trop comment ils peuvent gagner et c’est ce qui me donne envie de connaître la suite !

Niveau dessin il faut apprécier le style réaliste et le gore. Parce que des détails il y en a… plein. Ce qui rend les scènes de meurtres particulièrement violentes. Âmes sensibles s’abstenir. Il faut aussi remarquer que ce style est PARFAIT pour les expressions faciales des personnages. Quand ils sont terrifiés, dégoûtés ou admiratifs… le lecteur le ressent vraiment. Une scène en particulier, celle de l’ascenseur, m’a fait froid dans le dos, je ressentais l’angoisse des personnages.

Ce premier tome frôle le coup de cœur. Les dessins, l’histoire et les personnages me donnent envie d’en savoir plus ! Qui finira par gagner ? Misaki supportera t-elle cette pression ? Les frères Sudô parviendront-ils à découvrir la vérité sur le Denjin ? Le fait que cette histoire ne fassent que 4 tomes est à la fois une bénédiction et une crainte : suffiront-ils ?

Manga·Shônen

ANGELS OF DEATH, 01 ~ Naduka & Sanada

Ma note

4 / 5

Résumé

Rachel, une jeune fille de 13 ans, se réveille amnésique dans le sous-sol d’un mystérieux immeuble qui semble dépourvu de sortie. Tandis qu’elle cherche à s’échapper, elle est attaquée par Zack, un tueur en série tenant une faux et bandé de la tête aux pieds. Désespérée, elle accepte de mourir, mais Zack a une proposition à lui faire avant de la tuer : un pacte macabre qui fera d’eux des partenaires…

Quel est donc cet endroit ? Dans quel but le bâtiment a-t-il été scellé ? C’est le début d’une course haletante entre la vie et la mort…

Ce thriller sanglant vous entrainera au bord de la folie… mais vous en redemanderez !

Mon avis

Je me souviens avoir commencé l’animé il y a bientôt un an. A ce moment là je m’étais demandé s’il n’y avait pas une version manga -comme c’est souvent le cas- et très vite j’ai vu qu’il allait être publié en France en 2021 ! Bon, je suis en retard mais tellement contente d’avoir pu mettre la main dessus ! Ayant clairement un faible pour les versions papier, j’ai laissé l’animé de côté et patienté…

Je ne suis pas déçue, c’est le moins que je puisse dire !

Dès la page 13 et l’annonce de la présence de Rachel au sous-sol j’ai souri d’excitation. D’une manière générale je dirais que j’ai bien plus ressenti la détresse et la folie dans ce tome que dans l’animé… Ce qui est plutôt positif. Au fil des pages le sourire de Rachel disparaît et elle devient une sorte de poupée inexpressive… elle m’agaçait presque dans l’animé à cause de ça et ici, au contraire, elle m’intéresse. Le rythme lent et son côté pantin me faisait bailler, ici je trouve le rythme bien plus rapide et son côté « mort à l’intérieur » la rend touchante. Je veux en savoir plus sur elle et la voir retrouver son sourire du début. Sans oublier qu’elle a eu des expressions plutôt sombres qui me donne envie de voir de quoi elle est capable.

Naduka gère les expressions à merveille. Le style de dessin assez simpliste me convient pour cette histoire à tendance décalée. Je n’aurai pas apprécié de voir ce mangaka pour un thriller sérieux mais dans Angels of Death, les personnages ont ce côté « fou-comique » qui colle parfaitement au style de Naduka.

Le duo Rachel / Zack est intéressant. J’ai vraiment envie de savoir ce qu’ils font là, même si les raisons sont différentes pour chacun. J’ose aussi espérer ne pas être la seule à l’esprit assez tordu pour vouloir voir un réel lien s’établir entre eux. Pour le moment ils s’entraident pour sortir mais je veux un final en apothéose sur le plan relationnel !

Pour conclure j’ai hâte de lire la suite qui attend d’ailleurs dans ma PAL ! Si je m’attache plus à Zack qu’à Rachel pour le moment je n’en reste pas moins curieuse à son sujet. Espérons que mes attentes seront comblées !

Roman·Young Adult

FANDOM ~ Anna Day

Fandom

Ma note

0,5 / 5

Résumé

Imaginez que vous puissiez vous glisser dans la peau de votre héroïne préférée… Katniss par exemple ! Le rêve, non ?

Du moins, jusqu’à ce que vous vous rendiez compte que vous êtes incapable de tirer à l’arc ou de grimper aux arbres, et que vous n’avez pas le moindre instinct de survie. Mais pas de panique, vous pouvez toujours choisir de retourner à votre petite vie tranquille de fan, dans le monde réel.

Ce qui n’est malheureusement pas le cas de Violet, coincée dans son roman favoris…

Mon avis

Ce livre commence comme une mauvaise blague : « C’est une brune, une blonde et une rousse etc… »

Je remercie les éditions Pocket Jeunesse et Babelio pour la Masse Critique qui m’ont permis de lire ce livre. Le résumé avait tout pour me plaire. Une idée originale, une promesse d’héroïne « comme moi », Hunger Games prit en exemple… même sans aimer Katniss je me sentais tentée. Je me demande comment j’ai pu être aussi naïve, en ayant lu tant de livres, je devrai savoir repérer les fausses promesses.

Premier soucis, « La danse des pendus », roman dans lequel nos jeunes héros sont envoyés… est mauvais. L’histoire d’amour ne tient pas la route, la société ne tient pas la route, les personnages ne tiennent pas la route. A tel point que j’ai commencé ma lecture en pensant que je faisais face à une satire de roman pour jeunes adultes.

Dans un futur lointain, les humains tels que nous ne sont plus que des esclaves, imparfaits face aux individus génétiquement améliorés qui gouvernent le monde. Les IMPAs servent les INGAs. Une rebelle IMPA (Rose) drague et feint de tomber amoureuse d’un important INGA (Willow) pour lui soutirer des informations, elle en tombe alors réellement amoureuse à tel point qu’elle se fait pendre pour lui, le garçon dit deux trois mots au peuple INGA à propos de son amour pour cette IMPA et POUF, tout les INGAs veulent libérer les IMPAs parce que c’est pas cool l’esclavage… et le viol et la pauvreté et le meurtre etc… No spoil, c’est raconté par Violet dans le premier chapitre. Imaginez une rebelle juive tomber amoureuse du fils d’Hitler et se sacrifier avant que le fils d’Hitler ne clame son amour pour elle et crée une révolution… N’importe quoi. Juste n’importe quoi.

Peut-être que l’auteur a voulu montrer que la perfection est attiré par l’imperfection, qu’être parfait n’est pas une bénédiction, qu’au contraire, c’est ennuyant… mais là encore, c’est très mal avancé.

Deuxième soucis, la crédibilité de l’univers qui entoure « La Danse des pendus ». Ce roman est censé être un succès tel qu’il a été adapté en film ET comble de tout, il est représenté au Comic-Con de Londres à côté de, accrochez-vous, Star Wars et Game of Thrones… Je trouve ça un brin prétentieux pour une histoire aussi bancale et mal travaillée mais bon passons. Même au Comic-Con, là où le roman/film est censé avoir du succès… il n’en a pas ! C’est quand même incroyable. Les quatre héros vont rencontrer les acteurs de Willow et Rose lors d’une convention et il n’y a que 3 ou 4 filles devant eux dans la file d’attente… à croire que le livre lui même ne se prend pas au sérieux. Je veux bien que ce ne soit « que » Londres et non les USA mais il y a toujours plus de 4 personnes à ce genre de convention !

Troisième soucis, les personnages, sont clichés et vides à tel point que je ne me suis accrochée à personne, ce qui est carrément inédit pour moi. Violet, l’héroïne brune qui panique tout le temps et ne sait rien faire toute seule, Alice, la blonde qui est la vilaine de l’histoire (du point de vue de Violet) parce qu’elle est belle et bonne (si si c’est pas une blague), Katie, la rousse qui se fait enfermer dans un château et ne revient qu’à la fin du livre et Nate, le petit frère qui prend la situation au second degré et fait des blagues sur les romans YA… Une belle brochette que nous offre l’auteur. Pour ce qui est des personnages de « La Danse des pendus » je ne parlerais que de Rose, la rebelle IMPA qui lâche son peuple opprimé, tué, violé et j’en passe pour l’amour de Willow, le blond INGA parfait et séduisant qui n’est en réalité qu’un mollusque sans âme dont le seul intérêt est d’être le fils d’un haut placé INGA et d’Ash, le brun IMPA qui est fou amoureux de Rose parce que… bah il fallait bien un brun et un blond autour de l’héroïne.

Les histoires d’amours sont inintéressantes, insipides et ne m’ont pas du tout bouleversées. Violet ne sait plus où donner de la tête. Entre l’acteur de Willow, le Willow du roman original et le Willow qu’elle rencontre, elle a les ovaires qui explosent, ajoutez alors Ash qui est tout gentil et tout mignon et là… il y a un garçon dans chaque coin, ce n’est plus un triangle amoureux pour Violet mais une étoile. Sans parler de sa meilleure amie Alice qui est dingue de Willow aussi, puis étant blonde et bonn- belle, elle est forcément plus attirante que Violet. Le tout donne un beau boxon.

D’ailleurs, la relation entre Violet et Alice est super malsaine. Elles sont meilleures amies depuis l’enfance mais Violet ne trouve RIEN de positif à dire sur Alice. Alice est trop belle, trop gentille, elle attire les garçons, elle ose parler, elle écrit bien etc… un super cliché de Barbie intelligente qui fait que Violet est constamment en train se rabaisser. Elle souffre d’un gros complexe d’infériorité mais reste amie avec Alice parce que ça lui permet d’excuser sa médiocrité. Je trouve ça triste et risible. J’en avais de la peine pour Alice.

Un détail, Alice écrit des fanfictions. J’en ai écrit pendant bien 10 ans, de mes 12 ans jusqu’à avoir la vingtaine et commencer à créer mes univers et mes personnages… Qui peut se vanter d’écrire des fanfictions tellement bonnes qu’elles sont meilleures que le livre original ? Encore une fois, j’ai eu l’impression que le roman se flagellait lui même. Une fille de 16 ans écrit -presque- mieux et a de meilleures idées que l’auteur à succès de « La Danse des pendus » et je ne l’invente pas, c’est ce qui est implicitement souligné dans le livre. « Fandom » porte bien son nom, c’est une fanfiction.

L’explication finale du pourquoi ils se sont retrouvé dans le livre n’a AUCUN SENS. L’auteur nous offre une solution toute faite qu’elle n’explique pas. Sous couverts de termes scientifique mal employés, elle espère nous faire avaler une situation incroyable comme si tout était parfaitement normal. J’aurai aimé qu’elle fasse un choix, de la science même inventée mais assumée jusqu’au bout, ou du surnaturel pur et dur. Là on a un mélange sans queue ni tête.

Dernier point, ce livre a été publié, lu, relu et re relu… je ne tolère pas les fautes dans un livre publié. Là, j’en ai trouvé 5 ou 6. Le dernier en date étant un « ils s’en en vont » ou un problème de ce genre. Ma lecture n’était déjà pas un plaisir, mais ça n’a rien arrangé.

Pour conclure, ce fut une belle déception. L’idée du roman dans le roman est bonne mais il fallait choisir entre explication scientifique (inventée mais crédible) ou du surnaturel pur et dur. Les personnages sont inintéressants, l’univers est mal travaillé et dans l’ensemble je n’ai pas réussi à prendre ce livre au sérieux. J’ai lu une fanfiction avec plus de défauts que de qualités.