Comics - BDs·DC Comics

VICTOR & NORA, A Gotham Love Story ~ Myracle & Goodhart

Ma note

5 / 5

Résumé

Victor Fries a un cœur de pierre. À la mort de son frère, sa vie s’est littéralement figée. Ses parents se sont renfermés sur eux-mêmes, et lui n’a trouvé d’autre solution que de noyer sa culpabilité et son chagrin dans ses études scientifiques. À contrario, Nora Faria est pleine de vie. Elle souffre pourtant d’une maladie incurable qui la consume peu à peu de l’intérieur mais, pour elle, hors de question de se laisser abattre. Sa décision est prise : il ne lui reste que peu de temps à vivre, aussi elle compte bien profiter de ce dernier été à Gotham jusqu’au jour de son anniversaire, où elle se donnera la mort. Sa rencontre avec Victor ensoleillera encore davantage ses derniers moments de bonheur intense. Lui-même se surprendra à ressentir à nouveau des émotions qu’il croyait à tout jamais disparues. Les plus belles rencontres sont celles que l’on n’attendait plus, c’est pourquoi le jeune homme va tout faire pour sauver celle qui l’aime, peu importe le prix.

Mon avis

Je crois pouvoir dire que niveau DC Comics… et bien je ne connais pas tant l’univers que ça. J’ai de bonnes bases mais étant surtout fan de Harley et Joker, les histoires et personnalités des autres personnages me sont plutôt inconnues.

Pourtant, la lecture de Victor et Nora ne m’a posé aucun problème. Oserai-je même avouer que j’étais fière de moi en réalisant à la fin que Victor n’était autre que Mr. Freeze ? Certes il a fallu que j’atteigne la dernière page pour le réaliser mais c’est pas mal en sachant que je ne connaissais que le nom de ce personnage et absolument pas sa vie.

Nous retrouvons le grand, le beau, le fort, le talentueux Mister Goodhart à l’illustration et quand je disais que je retiendrai son nom, je ne mentais pas. L’ensemble est tellement beau ! Je peux définitivement dire que je suis fan de son coup de crayon !

Nora est condamnée par une maladie incurable mais souhaitant partir dignement, avec toutes ses facultés et sa lucidité, elle décide que ses vacances en compagnie de son père et son petit frère seront ses dernières. Dès le départ nous savons donc que Nora souhaite mettre fin à ses jours… mais durant ses vacances elle rencontre Victor et cette rencontre va changer pas mal de choses.

Victor et Nora tombent amoureux et passent de plus en plus de temps ensemble. Victor présente ses recherches à Nora et Nora lui parle peu à peu de sa maladie. Il feint l’acceptation mais espère être l’homme qui trouvera un remède à cette maladie dévastatrice… dont on ne connaît pas le nom d’ailleurs.

Après recherches elle semble avoir été inventée pour le personnage de Nora mais du peu qu’on en sait dans ce roman, elle me fait penser à une version violente d’Alzheimer. À plusieurs reprises il est dit qu’elle oubliera et ces oublis vont de sa famille à l’utilisation de ses sphincters. Pour avoir côtoyé la maladie pendant près de 15 ans… ça m’y fait penser. Auquel cas je comprends tout à fait le choix de Nora de vouloir partir de son propre gré, avec toute ses capacités intellectuelles et physiques.

J’ai accroché à la manière dont la maladie de Nora est illustrée. Les passages qui font référence à ses pensées ou à son mal-être en général sont facilement détectable tant le style change. Plus que le style en fait, c’est surtout le ton et les couleurs qui diffèrent. Le roman graphique est principalement froid, bleu et violet, avec une touche d’orange tandis que les passages sur la maladie de Nora osent d’autres couleurs et sont d’une manière générale plus plat et violent. Je me sentais mal pour elle. Un très beau contraste avec les jours heureux qu’elle partage avec Victor, ses amies ou sa famille qui sont plus vivants, plus chaleureux.

Les personnages secondaires sont sympathique. J’ai particulièrement apprécié le père de Nora, ce ne doit pas être facile à vivre pour lui non plus et pourtant il reste droit devant ses enfants. Le petit frère de Nora aussi m’a touché, une petite bulle d’innocence.

Jusqu’au bout j’ai eu envie de voir le résultat des recherches de Victor, le voir convaincre Nora d’attendre, de croire en lui. Je ne voulais pas que l’histoire se termine, tout simplement. Leur relation est belle, saine… je n’ai pas été déçue une seule seconde. J’en vient même à souhaiter une suite avec la « naissance » de Mme Freeze.

Malgré le thème plutôt sombre de la maladie et du suicide, l’histoire d’amour de Victor et Nora est une belle claque. J’ai aimé les suivre et vivre ces vacances avec eux. Une belle découverte que je relirai avec grand plaisir.

Manga·Seinen

L’ATELIER DES SORCIERS, 02 ~ Kamome Shirahama

Ma note

4 / 5

Résumé

On naît sorcier, on ne le devient pas. C’est la règle. Pourtant, Kieffrey a pris Coco sous son aile et a fait d’elle sa disciple : d’humaine normale, la voilà devenue apprentie sorcière !

Kieffrey, Coco et ses trois camarades se sont rendus à Carn, petite ville de sorciers, pour acheter des fournitures magiques. Mais soudain, les quatre fillettes tombent dans un piège tendu par un mystérieux sorcier encapuchonné : elles sont coincées dans une dimension parallèle et doivent échapper à un dragon !

Mon avis

Oh c’est désormais certain, j’ai pris une bonne décision en commençant cette série !

L’histoire reprend donc, les filles se retrouvent dans un lieu inconnu, seules face à un dragon. Cette situation désespérée met à jour une facette d’Agathe que je n’imaginais pas. Il y a une différence entre être agacée par l’arrivée de Coco qui, je veux bien le croire est un poil privilégiée par rapport aux filles qui ont du passer des examens et travailler dur pour en arriver là, et l’insulter comme Agathe le fait. Ce passage m’a fait prendre une pause. Pour réagir comme elle le fait, je pressens une histoire assez dure, une enfance compliquée du côté d’Agathe. Une réaction pareille aura forcément une explication.

Vers la fin du tome, quelques phrases sous formes de flash-back laissent à penser qu’il y a bel et bien une pression sociale voire familiale qui pèse sur Agathe et j’ai vraiment hâte d’en savoir plus. Je me suis vraiment accrochée à ce personnage.

Cet épisode avec le dragon marque la seconde rencontre de Coco avec un membre de la « confrérie du capuchon », ces sorciers qui emploient des sorts interdits et qui ont -entre autre- motivés Coco a utiliser la magie dans le premier tome. Cette entrevue est rapide, peu détaillée mais elle a son importance. Qu’a-t-il fait à Coco et est-ce cette rencontre qui est la cause du désastre qu’elle produit en fin de tome ?

Cette confrérie est pleine de mystère et même les personnages principaux ne semblent pas très nets à ce sujet. Kieffrey est très secret, il impose même à un ami témoin de la disparition des filles de se taire au sujet de la confrérie. Pourquoi ?

Ce second volume marque aussi l’arrivée d’Olugio, mon nouveau petit chouchou. Oui il en fallait bien un. C’est aussi en voyant ce personnage sur les jaquettes que je me suis dis « je dois donner sa chance à cette œuvre. » -rire- et je ne suis pas déçue. Il apparaît comme assez froid au début mais se radoucit très vite envers Coco. Lui aussi semble effrayé par la confrérie du capuchon et ne veut pas y avoir affaire…

Notre héroïne reparle des dalles qui s’allument sous ses pieds et je le dis encore mais rien que ce petit détail me fait vraiment rêver. Ah c’est clair que ça me motiverait à aller courir si le chemin s’éclairait à mon passage ! Il est pas mal question de sa passion pour la magie dans ce tome.

Nous avons droit à un petit passage en cuisine avec Kieffrey et les filles. Un petit aperçu du spin-off « La cuisine des sorciers » en quelque sorte.

Ils sont évoqués à plusieurs reprises depuis le début de l’aventure de Coco et nous les voyons enfin arriver à la fin du tome : la Milice Magique. Ce sont les sorciers de cette milice qui sont chargés d’effacer la mémoire des humains qui découvrent la magie ou des sorciers utilisant des sort interdit. Les voir débarquer devant Coco sans prévenir m’a bien surprise !

J’ai adoré ce tome. Voir Agathe perde les pédales la rends plus humaine et je m’accroche de plus en plus à cette apprentie sorcière. L’arrivée d’Olugio est un régal, il complète Kieffrey sous bien des aspects. Coco semble en mauvaise posture et j’ai bien envie d’en savoir plus !

Comics - BDs·Jeunesse

LES FILLES AU CHOCOLAT, 01 ~ Sébastien & Merli

Ma note

Déception

Résumé

Cherry Costello, 13 ans, et son père Paddy s’installent chez Charlotte, sa nouvelle compagne, dans une grande maison près de l’océan dans le Sud de l’Angleterre.

Charlotte a déjà 4 filles : Coco, 11 ans, Summer et Skye, les jumelles de 12 ans et Honey, 14 ans.

Cherry qui rêvait depuis longtemps d’avoir une grande famille est heureuse et terrifiée à la fois !

Tout la nouvelle famille va participer à la création d’une fabrique artisanale de chocolats.

Mais la cohabitation ne va pas être aussi idyllique que ça… Cherry craque pour Shay, le petit ami d’Honey

Mon avis

Je me souviens avoir lu le roman, en anglais, il y a un bon nombres d’années déjà. Je suis tombée sur cette BD totalement par hasard, un soir à Carrefour. Pour un passage en caisse je pouvais avoir une bande dessinée à 1€ (suis-je un pigeon ? Un peu, oui.) et en voyant le titre je me suis sentie nostalgique et me suis dis « pourquoi pas ? » car après tout, j’avais bien aimé le roman.

Quelle déception. Ô nostalgie pourquoi dois-je tant souffrir ?

Les dessins semblent assez importants dans une bande dessin’ée et là… j’ai pris une claque. Les poses, les expressions, le découpage… c’est dramatique parce que je ne trouve rien de positif à dire. J’avais l’impression de lire un mauvais webtoon, ou disons un très vieux fan-comic. Les expressions sont figées à tel point que les personnages semblent vide, leurs regards ne renvoient rien. Les sentiments ne sortent pas du papier, le lecteur n’est pas touché.. Les thèmes abordés sont quand même importants : famille recomposée, premier amour, mensonges, difficultés relationnelles etc… et rien ne se dégage des personnages. C’est vraiment dommage.

Pour le découpage, je sais que ça doit être atrocement compliqué de retranscrire un roman entier en 50 pages de BD mais quand en quelques cases et sur un seul dialogue le temps passe de plein jour à pleine nuit… Non. L’important dans ce passage c’était le dialogue et les personnages. Dans le roman ça prends une demie journée mais là il n’était pas utile de montrer le temps qui passe, au contraire, moi ça m’a sorti de ma lecture de voir une case jaune, puis la seconde orange et la suivante bleu nuit… Avec un dialogue je le rappelle.

Pour ce qui est de l’histoire… le problème est que c’est une BD et que pour retranscrire un roman il aurait fallu un roman graphique. Tout va vite, trop vite. Les personnages ne sont donc pas travaillés, tout est survolé. Le pire je pense est le personnage de Honey, auquel beaucoup d’enfants/ados peuvent se raccrocher étant donné qu’elle est la seule de la fratrie à ne pas accepter le divorce de ses parents. Elle refuse de voir Cherry et son père prendre la place de son père biologique. Elle en devient méchante et finit par se mettre Cherry mais aussi sa famille et son petit ami à dos. C’est un personnage très travaillé, aux sentiments houleux comme presque tout les adolescents… et là elle est juste dépeint comme une gamine écervelée et méchante presque sans raison.

Au final même Cherry est ridicule et trop peu approfondie. Elle passe son temps à mentir… et c’est tout. Elle se dit souvent qu’elle devrait arrêter mais ce n’est pas plus mis en avant. Son côté rêveuse, qui vit presque dans son imagination est à peine mentionné. À un moment donné ce problème est exposé et je m’attendais à des répercussions… mais il n’y en a aucune. Alors que justement, c’est une bd jeunesse, c’est un sujet important qui aurait mérité d’être mis en avant.

Tout ça illustre parfaitement ce que je dis souvent : « Ce n’est pas parce que c’est pour la jeunesse que ça doit être mal fait. ». Le public visé est jeune, certes, mais jeune ne veux pas dire aveugle. Je vois souvent ça à l’école : on découpe de travers, on ne colle pas droit, on colorie en débordant mais « Roh, ça va, c’est pour des gosses »… et bien non, tout le monde à le droit à de beaux ouvrages. Lectrice depuis le CP, je suis peut être pointilleuse mais étant donné le travail que demande un livre, autant donner le meilleur de soi-même pour le finir et ce quel que soit le public, non ?

Ce premier tome de la version BD de Coeur Cerise est une immense déception. Je ne m’attendais pas à ça. Des dessins sans émotions, des personnages creux et un découpage à retravailler. Je ne lirais pas la suite et suis presque triste de voir que de jeunes lecteurs vont se contenter d’une BD « bof » quand tant de merveilles existent.

Manga·Seinen

L’ATELIER DES SORCIERS, 01 ~ Kamome Shirahama

Ma note

5 / 5

Résumé

Coco est une petite fille ordinaire vivant dans un village avec sa mère. Elle a toujours été fascinée par la magie, mais c’est un don rare que seules certaines personnes obtiennent à la naissance : les sorciers. Un jour, Coco rencontre l’un d’entre eux et l surprend à jeter un sort. Elle comprend alors la véritable nature de la magie et essaye de l’imiter… Mais elle va accidentellement utiliser une magie interdite !

Mon avis

Je suis tombée sur le tome 9 en version collector de cette série, une véritable beauté. J’ai alors lu le résumé du tome 1 et me suis dis que j’avais fait une belle trouvaille. Il aura fallu du temps pour que je mette la main sur l’ensemble des 9 tomes publiés à ce jour mais je débute enfin cette série et je ne suis pas déçue !

Si le résumé m’a plu, ce qui m’a surtout décidé à me lancer c’est le style fabuleusement détaillé de la mangaka. Je ne connaissais pas du tout Kamome Shirahama et j’avoue avoir eu un gros coup de cœur pour son coup de crayon. Son histoire traite de magie et ses dessins donnent vraiment vie à son univers, c’est un régal pour les yeux.

Nous suivons donc la petite Coco, une humaine passionnée par la Magie. Bien qu’elle ne puisse pas la pratiquer, elle rêve d’être une sorcière et s’extasie devant tout ce qui possède un brin de magie… mais sincèrement, qui ne serait pas comme elle ? Je serais bien la première à sauter de partout, des étoiles plein les yeux, si les briques s’illuminaient sous mes pieds en ville ! Du coup je me suis particulièrement accrochée à elle et c’est plaisant de vraiment s’identifier au héro pour une fois. Moi qui est tendance à me rapprocher des vilains ah ah !

Elle vit pénarde avec sa maman, dans la cambrousse. La maman de Coco étant couturière, elle l’aide à tenir sa boutique la plupart du temps, quand elle ne rêve pas de magie. L’histoire commence avec l’arrivée d’un carrosse volant et d’un Sorcier -Kieffrey- à la boutique.

Ce qui m’a un poil effrayé c’est la vitesse à laquelle nous sommes plongés dans l’histoire. Le premier chapitre introduit tout : le monde et sa magie, Coco et sa maman, le sorcier du résumé et bien entendu l’imitation de Coco qui lance son aventure… J’ai trouvé ça très rapide et j’ai eu peur de décrocher… et décrocher alors que j’ai déjà acheté les 9 tomes dispo, ce n’est pas concevable !

Mais au final les chapitres suivants sont bien dosés. Coco va donc imiter Kieffrey après l’avoir vu pratiquer la magie et provoquer une catastrophe digne d’un bon shônen (franchement, c’était un poil prévisible non ?). Son aventure commence donc et elle va être prise en charge par Kieffrey !

Les personnages entourant directement Coco sont introduits. Nous faisons donc la connaissance de trois apprenties sorcières, elles aussi prises en charge par Kieffrey. Leur caractères seront probablement plus développés dans le tome suivant mais je suis déjà captivée par Agathe (j’adore ce prénom~). Elle semble être une bosseuse et je suis curieuse de savoir ce que l’histoire lui réserve. Sera-t-elle une bonne amie ou bien une rivale de Coco ?

Nous avons aussi un aperçut du monde de la magie plus « concrète » avec certaines scènes et pensées de Kieffrey. Ces passages m’intriguent, la Magie n’a pas l’air si agréable et belle que Coco le pense… à voir ce que l’auteur nous réserve !

Sous certains aspects, ce premier tome avait des airs d’Harry Potter et de Fullmetal Alchemist. Ce qui promet de grandes choses !

Les dernières pages m’ont laissé avec un sourire sur le visage. Ok. Les choses sérieuses commencent vraiment ! Je pense plongée dans le tome 2 dès la fin de cette chronique tant je suis curieuse.

Une très bonne trouvaille malgré un début rapide, les bases sont posées et l’histoire peut commencer ! Je me suis beaucoup accrochée à Coco et j’ai envie d’en savoir plus sur les secrets enfouies de la Magie. J’attends beaucoup de la suite.

Roman·Young Adult

LA FACE CACHEE DE MARGO ~ John Green

Ma note

3 / 5

Résumé

Personne ne s’intéresse vraiment aux choses importantes

Mar-go-Roth-Spie-gel-man, le nom aux six syllabes qui fait fantasmer Quentin depuis toujours. Alors forcément, quand elle s’introduit dans sa chambre, une nuit, par la fenêtre ouverte, pour l’entraîner dans une expédition vengeresse, il la suit. Mais au lendemain de leur folle nuit blanche, Margo ne se présente pas au lycée, elle a disparu. Quentin saura-t-il décrypter les indices qu’elle lui a laissés pour la retrouver ? Plus il s’en approche, plus Margo semble lui échapper…

Mon avis

Je n’avais encore lu aucun livre de John Green, pourtant incontournable pour ma génération, c’est désormais chose faite ! J’ai adoré la première partie du livre qui n’est autre que la virée nocturne dont parle le résumé mais la suite m’a paru un peu longue.

Quentin est fou amoureux de Margo depuis… depuis toujours en fait. Mais s’ils se parlaient beaucoup étant enfants, la vie les a séparé au lycée. Margo est populaire et entourée alors que Quentin n’a que deux réel amis, membres du club de musique… et cette différence fait qu’ils ne se fréquentent plus autant qu’avant, quand bien même ils sont voisins de palier, leur relation a pris un coup.

Mais un soir, après une révélation choc au lycée, Margo décide de se venger et entraîne plus ou moins de force Quentin avec elle. Notre brave canard lui obéit et passe la meilleure soirée de sa vie… et nous aussi ! Sincèrement je suis admirative de l’imagination de Margo. J’ai pris beaucoup de plaisir à les suivre dans cette folle nuit vengeresse !

Après cette nuit blanche Quentin se voit déjà le lendemain, aux côtés de la belle Margo au lycée. Leur escapade les ayant rapproché, presque comme à l’époque. Seulement voilà, Margo ne vient pas au lycée le lendemain… ni même les jours suivants.

S’en suit alors un immense jeu de piste pour retrouver la belle Margo qui a laissé des indices sur son départ, à l’intention de Quentin… et c’est là que ça casse pour moi. J’ai trouvé certains passages longs, d’autres particulièrement drôles, puis de nouveau longs. Au final je me demande même si ce jeu de piste était vraiment fait pour qu’elle soit retrouvée. J’ai eu l’impression que la moitié du livre menait à une fausse piste, que Quentin et ses potes tournaient en rond et que soudain ! Par l’intervention du Saint Esprit, il a eu une révélation et découvert où Margo se trouvait.

Parce que oui, Quentin entraîne ses potes dans son périple. Potes vraiment sympathiques d’ailleurs puisqu’ils vont jusqu’à faire des centaines de kilomètres pour vérifier des adresses où Margo pourraient potentiellement se trouver… sauf qu’on est aux États-Unis et qu’ils ne font pas juste un Toulon-Marseille. Ben et Marcus (aka Radar) ont eux aussi leurs vie à mener, avec leur club de musique, leurs copines et le bal de fin d’année entre autres. C’est d’ailleurs ce fameux bal qui fait office de date limite pour Quentin qui rêve d’y aller aux bras de Margo. Il faut la retrouver avant le bal !

La fin du roman et le voyage que font Quentin et ses amis a fait remonter mon intérêt en flèche. J’ai adoré ce passage que j’ai trouvé bien écrit, touchant et immersif. Je me sentais présente, dans la voiture avec eux. Plus particulièrement avec Ben qui semble avoir le même problème que moi en voiture, je compatis mon gars !

La fin en revanche m’a laissé un arrière goût de « tout ça pour ça ? ». Mais attention, c’est une bonne fin, j’entends par là que l’aventure se conclut et qu’il n’y a pas de fin vague ou quoi que ce soit du même genre. Je n’ai juste pas été touchée par cette conclusion, bien que très belle, elle n’a pas su me transporter… après le voyage en voiture, le final n’avait pas assez de panache !

Un roman en dents de scie malheureusement. Un début fabuleux qui enchaîne avec de passages un peu longs, un superbe voyage entre potes qui fait rêver et un final une conclusion douce-amère qui n’a pas su me charmer. Il y avait du potentiel malgré tout, c’est dommage.

Manga·Seinen

DE NOUS IL NE RESTERA QUE DES CENDRES, 01 ~ Akira Kasugai

Ma note

4 / 5

Résumé

Violence… Séduction… Vengeance…

Les apparences sont parfois trompeuses…

La bulle économique peut être synonyme de réussite mais aussi de chaos. Et c’est la loi du plus fort qui dicte le jeu. Dans cette période tumultueuse, une femme règle ses comptes. Mais elle est différente des autres. Tout d’abord, c’est une tueuse redoutable et ensuite, elle est en réalité… un homme.

le tueur qui se déguise en femme, traque, attaque, puis tue sa cible, sans pitié.

Un thriller violent et implacable terminé en quatre tomes !

Mon avis

S’il m’arrive de dire qu’une histoire commence trop vite et balance des tonnes d’infos en quelques pages, ce n’est pas le cas pour cette série puisque les réelles motivations de ne sont dévoilées qu’à la dernière page du manga. Je me demandais où tout ça allait m’emmener et je dois dire que la fin m’a bien motivée pour la suite.

Ce premier tome mets en scène et le gang pour lequel il travaille, dans quatre affaires. Entre autre nous rencontrons Jing, une collègue de travail un peu collante qui partage le secret de , Wang, le boss qui semble placer une grande confiance en et Zimei, une tueuse particulièrement douée qui jalouse pas mal .

J’envoie de gros bisous à Zimei qui jalouse l’attention que porte Wang à … si elle savait que est un homme, elle serait peut-être moins à cran. Mais ce quiproquo est assez amusant.

est dépeint comme un tueur hors paire. Il se travestit pour approcher ses victimes et garder un certain anonymat. Mais si sang-froid, violence et vengeance semblent le définir, il reste un homme droit dans ses bottes. Une scène en particulier m’a marquée à ce niveau là. Lorsque, pendant une mission, il est surpris par une tierce personne. Sa réaction m’a à la fois déboussolée et fait sourire. Je me demande si ce passage aura des répercussions, bonnes ou mauvaises, par la suite.

J’ai encore à la fin de ma lecture un peu de mal avec le personnage de Jing que je n’arrive pas bien à cerner. Entre nous, son comportement à la limite du harcèlement n’est pas inédit dans un manga mais ici ça me mets mal à l’aise. Peut-être parce que est mal à l’aise par moment… Disons qu’elle est très attaché à lui et qu’elle à recourt à des méthodes peu orthodoxe pour rester proche de lui. Malgré tout, elle à l’air importante à l’intrigue. C’est tout de même elle qui marque l’ouverture et la fermeture de ce premier tome. Je verrai donc au prochain volume si je la cerne mieux.

Les dessins sont vraiment agréables à suivre. J’ai adoré la différence de ton entre les scènes de bagarre et les instants de vie normale. La tension est palpable à tel point que j’étais autant gênée que quand Jing faisait des siennes -rires- ce qui est plutôt un bon point.

C’est une série courte, en seulement quatre tomes, ce qui fait du bien de temps en temps. Le grand format que propose Kana ma plaît autant qu’il me déstabilise. J’aime beaucoup mais je n’ai que peu de mangas de cette taille, je vais devoir m’y faire.

Mon gros bémol revient aux dialogues en chinois, presque intégralement traduit en français. La traduction commençait bien, certains dialogues en chinois étaient retranscrit en chinois et sous-titré en français… alors pourquoi ne pas avoir continué ? Les personnages parlent souvent chinois et j’aurais aimé avoir la version française entre parenthèse plutôt que du français partout avec des astérisques « en chinois dans la version originale ». C’est ultra désagréable à mon humble avis. Si c’était en chinois dans la VO alors c’est mieux de laisser en chinois dans la VF, c’est bien plus immersif. Je peux comprendre que certaines cases soient trop petites pour cela, mais n’y avait-il pas une solution ?

Ce fut une très bonne lecture. Ce tome introduit les personnages et le but du personnage principal. Ça peut sembler long, un tome d’introduction, mais il fallait bien ça. Je lirai la suite avec grand plaisir !

Manga·Seinen

DENJIN N, 02 ~ Kuraishi & Inabe

Ma note

4 / 5

Résumé

 » Les meurtres n’arrêteront pas avant que Misaki devienne la plus grande star mondiale ! »

N, un jeune homme devenu une entité électrique capable de s’infiltrer dans n’importe quel appareil, a décidé d’éliminer tous ceux qui se mettraient sur la route du succès de sa vedette préférée, Misaki Kanzaki, membre d’un groupe d’idoles de seconde zone. Face à une telle menace, même les forces spéciales de polices sont impuissantes et décimées en quelques minutes. Misaki est plongée dans la solitude et la déprime, mais les mystérieux détectives Sudô vont lui venir en aide. Au cœur du quartier de Shibuya, les enquêteurs légendaires vont défier le terrible « électrhumain »!

Mon avis

Si le premier tome s’approchait du coup de cœur, celui-là me laisse un arrière goût plutôt amer.

J’ai lu beaucoup de critiques qui reprochait la violence de N dans le premier tome… autant dire que c’est presque pire dans celui-ci si vous voulez mon avis. Je ne vais pas dire que cette violence ne me dérange pas, en revanche je l’explique par le fait que, de son vivant, Nasu n’a connu que la violence. Son père fuyant, sa mère alcoolique, ses agresseurs récurrent à l’école, son patron et ses collègues, tout n’était que violence autour de lui. Aussi bien physique que morale. Le voir « protéger » Misaki par la violence ne me choque donc pas plus que ça étant donné que c’est tout ce qu’il connaît. Il idolâtre Misaki qui a été bienveillante envers lui une fois dans sa vie et l’aide en nuisant à ceux qui ne la voit pas avec la même admiration que lui.

La violence, nous plongeons littéralement dedans dès les premières pages. N ne s’en prend plus seulement aux journalistes ou autres harceleurs de Misaki, il fait régner la terreur sur la population entière.

Dans ce second tome, nous voyons de plus près ce que les actes de N font vivre à Misaki. Elle est fuit, évitée par tout le monde. Les gens on vite remarqué que dire du mal du groupe de musique « les Fées » mais surtout de Misaki portait malheur. Ce tome nous fait vivre sa descente aux enfers. Auprès de son groupe, de sa famille, de ses fans… On accompagne Misaki et ça m’a vraiment fait mal de la voir comme ça. Elle qui de base n’avait RIEN demandé à personne.

N’oublions pas qu’une fois au fond du trou, il faut remonter. Les tentatives de Misaki pour garder la tête hors de l’eau m’ont vraiment brisé le cœur. On assiste à la rencontre entre elle et les frères Sudô et je dois avouer qu’à plusieurs reprises j’ai eu peur pour elle malgré leur présence !

Les frères Sudô avancent dans leur enquête. Je pense important de noter qu’en seulement un tome, ils ont réussi à me faire rire (oui, j’ai ris à un passage dans Denjin N… promis une situation s’y prêtait!) et presque crier de stupeur. Ils vont défier N dans ce tome et un passage auquel je ne m’attendais pas du tout m’a fait me redresser sur ma chaise. Je n’ai pas lâché le manga, au contraire je m’y suis accrochée et il m’a fallu un petit moment avant de comprendre ce qu’il se passait tant ma surprise fut grande.

Les dessins sont toujours aussi bon. Dès les premières pages, les expressions faciales sont maîtrisées et la moindre scène d’horreur est décuplée par les visages des personnages.

Ce qui m’a fait sortir de ma lecture, c’est la fin. Les deux dernières pages plus précisément. Je sais que la série fait 4 tomes et je ne vois pas ce qui peut arriver dans les 2 suivants… pire, j’ai peur d’être déçue… à voir. Je suis curieuse mais je pense que je ne serai pas mitigée. Ce sera soit une bonne surprise, soit une déception.

Ce tome m’a plu dans son ensemble. J’ai été surprise, effrayée et pourtant j’ai réussis à rire à un moment. Les dessins sont toujours aussi fort et on ressent les sentiments des personnages, en particulier Misaki. La fin en revanche me laisse un goût amer, je ne sais pas à quoi m’attendre pour la suite. Je suis à la fois curieuse et inquiète.

Manga·Shôjo

LE JEU DE LA MORT, 01 ~ Sora

Ma note

Coup de Coeur ~ ❤

Résumé

« Avant de mourir, tu ne voudrais pas vivre une histoire d’amour avec moi ? » 

Alors qu’elle était sur le point de se suicider à cause d’un chagrin d’amour, Mikoto, une lycéenne, en a été empêchée par son professeur de physique-chimie, Jin Haiba (surnommé Haijin, l’infirme). Le prof lui a déclaré sa flamme ?! L’histoire d’un amour dangereux né d’une situation périlleuse !

Mon Avis

Mon coup de cœur de début d’année. Je suis tombée dessus par hasard dans la librairie. Une jeune suicidaire et une histoire d’amour avec une grande différence d’âge ? Wow ! Mais il a été écrit pour moi celui là, j’ai sauté dessus immédiatement !

Déjà, importance capitale dans un manga, les dessins sont doux, détaillés juste comme il faut, parfait pour un shôjo. On alterne entre scène romantiques, scènes quotidiennes parfois sérieuses et parties comiques voire loufoques. Le style de Sora s’en accommode parfaitement. J’ai souris devant certaines cases qui se voulaient grossières et me suis vu rêver devant des illustrations pleine page de nos deux protagonistes.

Les personnages principaux sont tellement attachants qu’il n’y en a pas un que je n’apprécie pas.

Je suis totalement tombée sous le charme de Jin et ça fait du bien pour une fois de ne pas craquer pour un gars dangereux (Silco, Tomura, je pense à vous~). Si vous êtes proches de la trentaine, attendez vous à recevoir pas mal de claques. Ça fait mal de comprendre les références de Jin quand la brave Mikoto est perdue. Pourtant les années 80-90 ce n’est pas si loin que ça… si ? Ah il ne fait pas bon vieillir, c’est sûr !

Mikoto est adorable. La raison de sa tentative de suicide étant une déception amoureuse, j’ai au départ eu peur de ne pas la comprendre et de ne pas m’accrocher à elle. Mais cette demoiselle est tellement abordable qu’il est impossible de ne pas l’aimer. Réservée et aux idées noires, elle n’a pas beaucoup d’amis et n’attire pas naturellement les gens. Je me suis beaucoup identifiée à elle. Au lycée les profs me passaient devant quand j’errais dans les couloirs, j’aurais aimé tomber sur un Jin à ce moment là…

De prime abord, Jin semble avoir proposé à Mikoto une relation saugrenue principalement pour l’empêcher de se donner la mort. Mais au fil des pages le doute s’installe. Bien que ses actions changent clairement les idées de Mikoto, le doute persiste. Il s’agit d’un shôjo donc j’imagine que les sentiments de Jin sont bien réel et j’ai vraiment hâte de voir Mikoto finir le lycée du coup !

Au début je me disais que des thèmes comme le suicide et l’amour interdit siéraient mieux à un josei, plus adulte. Mais au final, merci Sora d’en avoir fait un shôjo. Ça permet de prendre de la distance, d’ajouter des situations comiques, de ne pas déprimer en lisant, tout simplement.

Autant dire que c’est un immense coup de cœur pour ce début d’année, je ne m’y attendais pas. J’ai directement acheté la suite et attend le tome 7 en avril avec impatience. Les personnages sont attachants, l’histoire sort de l’ordinaire, les dessins sont tout doux : Le jeu de la Mort est une pépite !

Roman·Science-Fiction

LE MIROIR DE CASSANDRE ~ Bernard Werber

Ma note

1 / 5

Résumé

Et vous, que feriez-vous si vous pouviez voir le futur et que personne ne vous croie ?

Mon Avis

Que dire, que dire…

Je me souviens avoir acheté Le miroir de Cassandre lors d’une rencontre avec l’auteur, il fait donc parti des rares ouvrages que je possède ayant été dédicacés. J’ai mis du temps à le lire, étant donné les -presque- 800 pages du livres et les thèmes abordés, je voulais m’y plonger tranquillement, pour en profiter un maximum…

Si je suis honnête, j’ai aimé les 450 premières pages, puis je me suis dis « Je suis à la moitié du livre, il serait temps que l’intrigue avance… » et les 200 dernières pages ont été compliquées pour ne pas dire laborieuses.

L’héroïne, Cassandre, ne se souvient plus de son enfance, son premier souvenir est celui de la mort de ses parents dans un attentat en Égypte alors qu’elle avait 13 ans. L’histoire prends place quand, à 17 ans, elle fugue de son école avec pour seules affaires ce qu’elle porte sur le dos et une mystérieuse montre offerte par « on ne sait qui » indiquant sa « probabilité de mourir dans les 5 secondes ».

Elle se réfugie dans une décharge parisienne et nous rencontrons les autres personnages principaux, quatre clochards un poil stéréotypés mais sympathiques : Kim, un jeune coréen de 17 ans, particulièrement doué en informatique. Esméralda, une ancienne actrice de films osés, un poil jalouse et acariâtre. Orlando, un ancien militaire, violent et grossier. Fetnat, un « guérisseur » raciste et misanthrope.

Une belle brochette qui, du jour au lendemain, va s’improviser sauveuse de l’humanité lorsqu’en pleine nuit, Cassandre se réveille en transe après avoir « vu » un futur attentat à la bombe dans le métro parisien.

Difficile à résumer tant il y a de détails.

Les héros, des clochards, sont particulièrement vulgaires. J’ai vu que ça avait choqué bon nombres de lecteurs, pour ma part j’ai au contraire apprécié que l’auteur ne change pas cet aspect de leur personnalité. J’accepte tout tant que ça reste dans les dialogues et c’était le cas. Les descriptions sont assez poussées pour que j’imagine la décharge et Dieu merci je n’avais pas l’odeur, seulement des mots !

Le Temps avec un grand « t » est à l’honneur dans ce livre, c’est certain. Cassandre dans ses rêves voit le passé autant que le futur. Et par passé je ne vous parle pas de son repas de la veille, elle parvient à se projeter jusqu’aux dinosaures… mais n’a pas de souvenirs de son enfance… Troublant donc. Malgré tout le sujet principal du roman reste sa vision du futur… et c’est exactement ce qui m’a agacé.

En fait j’avais envie de rebaptiser Cassandre : Greta tant la moitié du livre regarde les hommes de haut. Oui la Terre se réchauffe. Oui les guerres font des morts. Oui les gens ne sont pas tous « gentils ». Oui nous sommes des milliards sur Terre. BREF ! Cassandre enfonce des portes ouvertes a le savoir absolu et elle seule est assez intelligente et débrouillarde pour sauver le monde d’un futur apocalyptique. Son futur idéal est révélé à un moment et si vous voulez mon avis il me fait particulièrement peur tant il est aseptisé.

Cassandre cherche donc à retrouver la mémoire… entre deux attentats. Le but de l’héroïne est de comprendre pourquoi elle ne se souvient pas de sa famille, pourquoi elle peut voir le futur et qui lui a offert cette étrange montre ? Et si son passé est flou, elle veut assurer à l’humanité un futur où il fait bon vivre, loin de la pollution et de l’égoïsme. Nous avons donc une double intrigue. D’un côté la recherche du passé de Cassandre et de l’autre la volonté de changer le présent pour assurer un futur parfait.

Le final du livre ne m’a pas DU TOUT convaincu. Lire presque 800 pages pour avoir toutes les informations larguées dans un dialogue lors des 15-20 dernières pages… Arf ! Ça fait mal. C’est probablement ce qui m’a le plus dérangé. J’aurai pu passer outre la personnalité de Cassandre, mais un final pareil… c’est décevant.

J’ai découvert par la suite que l’Arbre des possibles, dont il est tant question dans Le Miroir de Cassandre, renvoie à un autre livre de l’auteur. Du coup ce que je voyais comme un détail redondant et agaçant devient une auto-publicité encore plus ennuyeuse.

Dans l’ensemble j’ai été déçue. Cassandre m’a rapidement agacée.. vraiment, je voyais Greta qui donne des leçons à tout le monde à tout bout de champ. L’idée d’un groupe d’individus qui fait capoter des attentats m’a plu mais ça s’arrête là. L’explication du passé de Cassandre ne m’a pas convaincu et ses tentatives pour assurer un futur fabuleux à l’humanité m’ont fait lever les yeux au ciel à maintes reprises. Dommage.

Comics - BDs

CATWOMAN, under the moon ~ Myracle & Goodhart

Ma note

5 / 5

Résumé

Si la vie a appris une chose à Selina, c’est qu’elle est bien plus forte qu’elle ne le pensait. Pendant près de quinze ans, elle a dû faire avec les choix amoureux de sa mère, tous plus désastreux les uns que les autres. Mais Dernell, le dernier beau-père en date, tient vraiment la palme d’or : violent, misogyne, porté sur la bouteille… Impossible pour elle de rester une seconde de plus sous le même toit que cet homme. Selina découvre cependant que vivre dans la rue est loin d’être plus facile. Entre bonnes et mauvaises rencontres, la jeune femme devra faire des choix, car si le confort est parfois tentant, est-elle vraiment prête à tout pour l’obtenir ? Faire partie d’un groupe implique-t-il nécessairement de perdre son indépendance ? Selina Kyle trouvera peut-être comment survivre au quotidien, mais trouvera-t-elle comment devenir quelqu’un de bien ?

Mon avis

Urban Comics a lancé une collection : Urban Link qui se focalise sur l’adolescence des personnages de DC, avec une vision moderne et donc des thèmes assez actuels. Ici, c’est l’adolescence de Selina (Catwoman) qui nous est proposée. Ce sont d’abord les dessins qui m’ont attirés et je dois dire que je vais retenir le nom d’Isaac Goodhart dans un coin de ma tête !

Plusieurs thème sérieux sont évoqués, tels que la violence et le harcèlement. J’ai trouvé intéressantes les 4 pages d’informations, de numéros de téléphones etc… qui proposent une aide et une écoute aux lecteurs qui pourraient être concernés.

Nous sommes immédiatement plongé au cœur du sujet avec la première phrase de ce roman graphique : « Je ne voudrais pas avoir l’air de me plaindre, mais ma vie est pourrie. » et effectivement je n’envie pas la vie de Selina adolescente. Sa mère collectionne les mecs, tous plus beaufs et violents les uns que les autres. Le dernier en date, Dernell, est le pire de tous… et il s’accroche ! Après deux longues années à supporter ses coups, ses insultes et ses sautes d’humeur, Selina décide de quitter sa maison et fuit, car après tout rien ne peut être pire que de partager le toit de cet homme.

Plusieurs personnages font leurs apparitions. Des amis de lycée d’abord, nous présentant l’héroïne comme une marginale. Elle n’a que deux amis mais les défend bec et ongles et se fiche du reste. Puis viennent les rencontres dans la rue, suite à son départ, qui vont changer la vie de Selina et l’aider à devenir Catgirl (ce roman traitant de l’adolescence de Catwoman, elle est désignée ici comme Catgirl et aussi bête que cela puisse paraître, je trouve ça adorable).

Je tiens à noter que Bruce Wayne (bah oui, forcément qu’il est là) m’a paru attachant. Je suis loin de l’apprécier habituellement mais là… est-ce le fait qu’il soit adolescent et particulièrement important dans l’histoire de Selina qui fait que je m’y suis attachée ? En tout cas sa présence était comme une bouffée d’oxygène !

Sous certains angles je me suis sentie proche de Selina. Solitaire de nature mais qui tente de se fondre dans des groupes, qui cherche sa place etc… J’ai adoré la suivre dans cette aventure, et découvrir de nouvelles têtes de chez DC.

En plus de la « fugue » de Selina, une affaire de meurtre et un vol en bande organisée rythme ce roman graphique. Il y a tellement de tueur en série chez DC que je ne saurais dire si la terreur qui plane sur Gotham dans Under the Moon est tirée de l’univers ou inventée pour l’occasion. Dans tout les cas bien que sachant qu’il allait se passer quelque chose, j’ai tout de même été surprise et particulièrement inquiète pour un personnage.

C’est ce qui m’a plu aussi, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre et j’ai été surprise du début à la fin. Chaque action en entraîne une autre et je ne me suis pas ennuyée une seconde !

Ce roman graphique frôle le coup de cœur. C’était agréable de redécouvrir Selina et Bruce en deux adolescents. Le style d’Isaac Goodhart est magnifique ! Je vais suivre cette collection de près et, qui sait, peut-être rencontrer de nouvelles pépites !